20 septembre 2014

Curacao, escale technique

Voilà 10 jours que nous sommes à Curacao.
Retour à bord avec 150kg de bagages (autant que Ben et Gaelle avaient emporté cet été).


Nous avons commencé par des lessives, tous les vêtements et draps restés à bord sentaient le champignon ! Mais après un tour en machine avec lessive + vinaigre blanc, puis un séchage efficace au soleil et au vent tout est enfin nickel.


Ensuite le ménage, avec toujours quelques surprises au détour d'un fond de placard ou d'un fond de cale.
Heureusement que les enfants ont des jeux sur place ! Et qu'ils ont rencontré des copains au port.



Et puis enfin le chantier du réservoir de gasoil qui avait déclaré une fuite cet été. Après une première répa locale, une autre s'est déclarée. Le réservoir et donc HS pour de bon !
Mais il n'est pas possible d'en trouver rapidement ici.
Nous avons donc "fabriqué" un réservoir à gasoil avec une boite en plastique et des tuyaux ... Ré-armorcé et purgé le système.
Pour l'instant l'ensemble fonctionne bien, mais le vrai test sera en mer avec le mouvement des vagues. Nous ne sommes pas sûrs de l'étanchéité de la boite. Nous verrons bien.


Le vent était calme ces derniers jours, dommage de ne pas en avoir profité pour la longue remontée au vent qui nous attend. Aujourd'hui ça souffle assez fort, on va attendre demain pour partir. Cela laisse le temps d'envoyer ces nouvelles et de ranger un peu le bateau.


Il est possible que nous n'ayons pas de connexion durant 1 mois à partir de maintenant.

A suivre donc,
nous partons tirer des bords face au vent et au courant.

Eole a prit la barre dès la sortie du port, pour la traversée de spanish waters.


19 septembre 2014

Le coin des écoles devient le coin d'Eole

Cette année y'a du nouveau par ici :
http://ecoles-samaya.blogspot.com/2014/09/le-coin-des-ecoles-devient-le-coin-deole.html

Alors, allez faire un tour et n'oubliez pas de vous abonner ;-)

On vous racontera bientôt l'aventure de notre réservoir à Gasoil.
Mais pour l'instant au fait au plus vite pour partir du port.
A bientôt.

11 septembre 2014

Samaya, c'est reparti !


Gireg, Libéra, Eole et Maïwenn retournent à bord aujourd'hui. Nouvelle saison, nouveau programme ! Plus d'infos ici : http://catamaran-samaya.blogspot.fr/p/blog-page.html

Notre série de messages "retour d'expérience" est maintenant terminée, il y a peut être des questions restées en suspens ou des thèmes que vous souhaiteriez qu'on développe particulièrement ? N'hésitez pas à nous solliciter par mail à ben.lvq@gmail.com et on essayera de compléter.

Et pour ceux qui se posaient la question, le passager clandestin est en fait une passagère ! Prévue pour le mois de janvier ... décidément les filles sont vraiment majoritaires à bord !

10 septembre 2014

Bricolage

Nous avons eu la chance de n’avoir aucun soucis majeur sur le bateau pendant le voyage. Ou plutot aucun soucis qui nous ait contraint à immobiliser le bateau ou à le mettre à sec. Car de la casse sur un bateau, il y en a un peu tout le temps. C’est inévitable et il faut fréquement faire des petits ou gros bricolages. Un coup de machine à coudre par ici, un coup de syka par là et avec les grands et les enfants qui aiment ça, ça s’est passé au mieux. Chacun ses compétences, ses coups de mou ou ses idées lumineuses. L’avantage du cata, c’est aussi d’avoir 2 moteurs et donc une maxi sécurité en cas de panne ! Du coup même pour les trucs sérieux, on s’en est assez bien sorti.
Ca a commencé par un cable d’embreillage sectionné en Méditérannée, un des deux moteurs était bloqué en marche avant. Heureusement, nous nous en sommes rendu compte en mer au bruit que faisait l’hélice alors que nous navigions à la voile. Une belle manoeuvre du capitaine (maintenant expert en manoeuvres sur un seul moteur) pour accoster au port d’Alméria puis le cable, dispo chez le revendeur local, était changé le lendemain matin.
En route vers le Maroc, le controleur du pilote automatique s’est pris une vague sur la tête et un court-circuit l’a rendu HS pour la fin de la traversée. Démonté, rincé, séché, déplacé pour éviter une nouvelle douche et c’est reparti comme avant ! Ouf, ça coute cher ces petites bêtes là et faire envoyer un tel bazar à Dakhla n’aurait pas été une mince affaire.
En plein milieu de l’Atlantique, un des safrans s’est retrouvé bloqué car le tube de jaumière était fendu (heureusement au dessus du niveau de flotaison !). Pour la fin de la transat, ce fut un peu de navigation au pilote sur le deuxième safran, un peu de barre franche de secours pour soulager quand il faut et finalement un étayage du tube de jaumière avec des tasseaux. Nous imaginions devoir mettre le bateau à sec et commander des pièces sur mesure en arrivant aux Antilles. Finalement en 2 jours à la marina de Pointe à Pitre, nous avons réussi à démonter les safrans sans mettre le bateau à sec, puis à réparer le tout avec un peu de résine et des chutes de tube de climatisation.
Le dernier pépin sérieux fut un trou dans le réservoir de gazoil en arrivant à la Blanquila, une île déserte au large du Venezuela. Alerté par l’odeur d’hydrocarbure puis un écoulement anormal sous le bateau, nous avons trouvé un trou d’un demi-centimètre de diamètre au raz de la base du réservoir. De la crasse accumulée empéchait que la fuite ne soit trop importante, sinon on aurait vidé le réservoir en mer ! Nous y avons planté une pinoche taillée à la hâte et enrobée de chambre à air. La réparation de fortune tient encore … Heureusement, car pour le coup nous avions bien deux moteurs mais qu’un seul réservoir !!!




9 septembre 2014

Bouffe

La cuisine centrale de Samaya est particulièrement agréable. Avec un four à gaz et des bonnes plaques, nous consommons environ une bouteille de gaz de 13 kg par mois ! Peut être que les fuites nous aident un peu … mais nous n’arrêtions pas de faire du pain, des gateaux, des crèpes, des crumbles, des gratins, des pizzas, des lasagnes, des parmentiers, des soupes de poissons, etc. Nous en passons du temps pour satisfaire le palais des petits et grands ! Mais l’avantage du voyage en bateau, c’est que justement on a du temps pour ça et cela permet souvent de canaliser l’énergie débordante des enfants en les faisant participer à la préparation du repas.
Nous essayons de recharger regulièrement le bateau en produits frais que nous stockons soit à l’intérieur sur des étagères aérées, soit dehors dans un filet à l’ombre des panneaux solaires. Selon la provenance des produits et le climat, les fruits et légumes pourrissent plus ou moins vite. Par exemple, nous n’avons eu aucun problème pendant les 16 jours de la transat où ils ont resisté jusqu’au bout, alors qu’à Curacao et au Venezuela, la moisissure arrive en quelques jours !





Santé

Nous avons été conseillé par des copains/cousins médecins pour préparer la pharmacie du bord. Nous étions donc parti avec une importante quantité de médicaments pour parer à toutes eventualités. Au final il n’y as pas eu de gros bobos, mis à part une clavicule cassée pour Mona, un tympan percé et une côte cassée pour Gireg. Du coup on n’a pas utilisé grand chose mise à part du Doliprane pour les enfants et de l’Eosine pour les petits bobos. Un grand merci à Mag, Manu et Claude grâce à qui nous sommes partis serein et que nous avons pu consulter par téléphone pour des conseils.


Navigation

Pendant les phases de navigation, nous n’étions pas tous égaux. Alors que Gireg et Libéra résistent bien au mal de mer et à la fatigue accumulée, Ben, Gaelle et Eole sont plutot kaput en nav et ils passent la majeure partie du temps à commater dans le canapé. Maiwenn et Mona, c’est mi-figue mi-raisin, en fonction de la forme.



Même si l’activité est plutôt calme en nav, ce n’est pas facile de se reposer. Les nuits sont rythmées par les mouvements saccadés du bateau, les bruits de manoeuvres, les réveils des enfants, les quarts, etc. Et la journée, il faut s’occuper des enfants un peu patrac qui ont encore plus besoin de nous qu’au mouillage. On apprécie alors vraiment d’être à 2 familles plus quelques copains pour limiter les heures de surveillance de chacun. Et on se demande comment font les équipages croisés qui sont parfois composés d’un couple avec 2 ou 3 enfants. Souvent leur solution est simplement de dormir pendant les quarts avec une minuterie pour se réveiller régulièrement et surveiller l’horizon.


8 septembre 2014

Partir à deux familles

Nous avons fait le choix de partir à deux familles. L’avantage premier est de pouvoir partir sur un plus grand bateau, en l’occurence un catamaran avec une coque par famille. Le cata, c’est un grand plus avec les enfants qui peuvent se déplacer quasi librement tout le temps en navigation car le bateau reste à plat. Une fois au mouillage, il devient une véritable base de loisir flottante. Etre suffisamment nombreux permet aussi de s’organiser pour pratiquer différentes activités comme le kite, le surf, la rando, … ou même de laisser le bateau à l’une des familles pendant que l’autre part quelques jours en escapade à terre. Et pour les phases de navigation, cela permet de se relayer beaucoup plus souvent pour les quarts de nuit !
Nous sommes vraiment heureux de la façon dont ça s’est déroulé. Bien sûr, il y a eu des instants plus difficiles. Partager le quotidien et l’intimité dans un espace réduit, ce n’est pas évident tous les jours, mais nous garderons tous de très bons souvenirs de ces mois passés à bord de Samaya.


Enfants

On avait trois enfants à bord, de 6 mois, 1 an et demi, et 5 ans. Ils se sont très bien habitués à la vie du bateau. Il leur a fallu quelques temps pour trouver leur marques, mais une fois ce cap passé, le bateau est vraiment devenu leur maison. C’était chouette pour eux d’être trois, ils pouvaient jouer ensemble et s’ennuyaient rarement. Certes parfois, il faut gérer les chamailleries. Ce n’est en effet pas tout le temps évident de s’entendre et de partager les jeux, surtout qu’ils n’avaient pas les mêmes âges.
Les activités étaient nombreuses à bord : légos, livres, peinture, pâte à modeler, jeux divers, déguisements, … et dehors : baignade, pêche, plage, balades, … et aussi école, kite et surf pour Eole !
Pour les parents, c’est une grande chance de pouvoir passer autant de temps avec ses enfants mais il faut aussi beaucoup d’énergie pour gérer les quarts la nuit et occuper les enfants le jour. On a adoré les voir grandir sur le bateau et on est très fier d’eux d’avoir su gérer cette aventure !













7 septembre 2014

Activités

Le kite est l'activité de base à bord. Les 4 adultes permanents le pratiquent depuis plusieurs années ce qui nous permettait de décoller et attérir assez facilement depuis Samaya pour une petite ou longue escapade à 1, 2, 3 voir 4 kites selon qui était de passage à bord.



C'est un vrai plus de pouvoir décoller du bateau et cela évite des allers retours en annexe à des plages qui n'existent pas toujours. Au mouillage, le décollage se fait de la manière suivante : les barres sont toujours connectées aux ailes et roulées consciencieusement avec les 2 oreilles de l'aile pour éviter les méli-mélo. On gonfle l'aile dans la jupe, le kiteur se met à l'eau et déroule ses lignes perpendiculairement au bateau, une fois les quelques tours de barre défaits, l'assistant décolle l'aile depuis la jupe.



L'atterissage dans le trampo avant est assez facile. Il faut que le kiteur se mette à l'eau bien avant d'avoir son aile au bateau pour ne pas arriver avec de la vitesse. Il arrive en nage tractée, aile très basse en visant avec ses lignes la personne du bord qui lui attrape l'aile et la dégonfle aussitot.



Il est aussi possible de decoller et attérir alors que le bateau navigue, mais là il faut un peu plus d'experience ! Ca permet de grandes navigations ou des downwinds magiques avec le bateau en assistance, par exemple sous le vent de l'ile de Sal, dans le Grand Cul Sac du marin ou même en plein Atlantique à 300km des côtes marocaines.



A force de faire des ronds dans l'eau en kite, nous avons fini par utiliser les kites pour faire un peu de tout : du kite-paddle, du kite avec les enfants (Eole entre les jambes de son papa), du kite-snorkeling (vraiment top, en plus ça attire les baraccudas !!!), du kite-pêche à la traine (le plus dur fut de ramener le thazard à bord ...), et évidemment du kite-SURF. Et oui, car le kite c'est bien, mais c’est dans les vagues que c'est le mieux ! Pour ça, l'atlantique nord est magique et nous avons pu largement profiter des vagues des Canaries, Maroc et Cap-vert à la fois en kite ou en surf. L'ile de Sal notamment, assez désertique et sans grand intérêt touristique, est fantastique pour la qualité et la diversité de ses vagues. Le Top 3 du voyage ? Lobos aux Canaries, La Sarga au Maroc (malheureusement interdit), Curral Joul au Cap-vert (attentions aux patates déchiqueteuses de matos ...).



Nous sommes arrivés aux Antilles après les grosses houles hivernales et nous n'avons pu y profiter que des vagues de vent qui sont de bien moins bonne qualité. Mais parfois, au détour d'un récif, la houle peut se mettre à tourner, devenir plus offshore et relativement propre. Il y a alors tout de même quelques bonnes sessions à se mettre dans les bras ou les jambes !
Nous avons toutes les tailles d'ailes et de planches à bord pour pouvoir jouer dans un peu toutes les conditions et à plusieurs. Au niveau des ailes : 5, 6, 7, 9, 10, 11 et 14m². Pour les planches : 2 twintips, 3 surfs de kite 5'10, 6'2, 6'4, et plusieurs "vrais" surfs : shortboard, malibu, longboard et SUP. Ca fait beaucoup de jouets, mais il y a de la place dans un cata ! Un grand merci à F-one, notre partenaire pour le matériel de kite, surf et SUP.

Bien sur il n'y a pas eu que du kite. La grande activité aux Antilles c'est le snorkeling (masque, palme, tubas) souvent accompagné de chasse sous-marine (hum, les bonnes langoustes !).




Lors de passages à terre, nous avons fait de très belles randonnées dans la jungle, notamment au Cap-vert et autour des volcans antillais. Nous avions aussi enmené un parapente en espérant pouvoir faire du vol dynamique en bord de côte, mais à part un petit site sympathique sur l'ile de la Graciosa aux Canaries, nous n'en avons pas trop profité (le parapente n'était pas non plus la priorité, il y a par exemple un site sûrement accessible en bateau ou annexe près de la baie des Anglais en Martinique mais nous ne sommes pas allés voir de plus près).
Aux Baléares, nous avons fait surtout de la grimpe, c’était trés chouette d’escalader et de pouvoir tomber directement dans l’eau. Nous y avons fait aussi quelques longues voies. Mais par la suite, nous n’avons pas pu ressortir le matériel.
En navigation, la pêche à la traine égaye le menu du jour. Nous n'avons jamais mangé autant de poissons même s’il faut persévérer longtemps avant de pêcher quelque chose. Nous avons un peu essayé toutes les techniques : petits et gros rapalas, fil fin ou grosse tresse, plomb ou planchette, cuillère ou poulpe, a 5 ou 50 mètres du bateau. Il est assez fréquent de perdre la ligne, soit parce que le fil craque si le poisson est trop gros, soit lors d'une fausse manip ou d'un emmélage sous le bateau suite à un virement de bord raté qui part en marche arrière … donc finalement le poulpe pas cher, c’est très bien !