| Ben |
| Gig |
| Gig & Ben |
Après quelques jours de tentatives administratives auprès des instances marocaines, nous avons fini par capituler et laisser le bateau au port. On a loué une voiture pour nous rendre au nord du lagon de Dakhla : downwind pour les uns, « speedspot » pour les autres, premiers bords d’Eole entre les jambes de son papa. Nous avons pu avoir un petit aperçu du désert. On est aussi allé voir la côte du côté océan. Pas de vraie houle, mais un peu de kite pour Libé.
Nous avons aussi fait des virées à la ville : étales d’épices, tissus multicolores, thé à la menthe, poupées plastiques, salam malékoum et compagnie.
Le port de pèche est un spectacle et un brouhaha permanent avec ses bateaux d’un autre temps. Merci aux pêcheurs pour les sardines !
Pour repartir vers le sud, on repasse devant la douane, la police, la capitainerie et la marine royale. On longe la côte marocaine pour laisser passer un coup de vent avant de filer vers le Cap Vert que l’on atteindre d’ici une dizaine de jours.
La traversée vers le Maroc fut assez agitée, au genois seul avec le pilote automatique HS. Nous avons parcouru 280 miles en 40h et nous sommes arrivée à La Sarga, la pointe sud de la peninsule de Dakhla à l'entrée d'un immense lagon. On est bien content d'arriver, la forte houle a été fatigante. Un peu de repos ne fait pas de mal à l'équipage, mais les activités reprennent vite. On espère bien kiter mais comme c'est une zone militaire, nous ne sommes pas sur de pouvoir rester ... on mouille à la pointe devant la jolie vague promise par Google Earth. Des centaines de pêcheurs dans des mini barques partent de là pour braver la houle du large et pêcher le poulpe.
Comme nous avons toujours pas de signe des militaires, Ben, Gireg et sa cagoule se mettent à l'eau. La vague n'est pas très grosse ce jour là, mais qu'est-ce qu'elle est longue ! Il n'y a pas loin d'un kilomètre entre la pointe et le village de pêcheurs. Le vent est assez fort et bien offshore ce qui rend la vague très propre et facile à kiter avec une remontée au pic en un bord. C'est le manège pendant plusieurs heures, on se régale. Ca doit être grandiose les jours où il y a un peu plus de taille.
De retour au bateau, le zodiac de la marine royale nous rend visite. Ils ont essayé de nous joindre à la VHF toute la journée mais nous ne l'avions pas allumée ... Interdiction de mouiller, on est prié de se rendre au port de pêche de Dakhla. On y arrive à la nuit, avec un vrai comité d'accueil des autorités ! On est tout juste amarré que six personnes montent à bord, certains en civil, d'autres en uniforme : marine royal, armée de terre, autorités locales, police, douanes, ... en fait on ne sait pas vraiment qui est qui mais ils notent tous la même chose : les données du passeport et du bateau. Ils sont très accueillants et comme ils sont tous là, les démarches sont finalement bien efficaces !
On ne sait pas trop où on va pouvoir aller en bateau par ici. Pas sûr qu'on arrive à quitter le port sauf pour quitter le Maroc. On va rester au moins quelques jours ici, visiter la ville et le souk, peut-être aller faire du kite dans le lagon par la route ou retourner voir la vague de la Sarga qui semble avoir un bon potentiel.
Mise à jour de la carte dans l'onglet en haut a droite.






