5 septembre 2014

Cartographie

Le plus simple et trés pratique pour une utilisation rapide et extérieure, c'est la cartographie sur Smartphone (si le smartphone est étanche, c'est encore mieux !). Nous utilisons Navionics sur nos Android. Nous avons aussi un ordi de bord avec OpenCPN ou MaxSea que l'on laisse tourner en navigation. Attention, bien que les cartes puissent parfois être très précises, leur positionnement n'est pas toujours parfait. Selon les endroits et les logiciels, il était fréquent d'avoir un décalage de quelques centaines de mètres avec le réel. Ca peut être problématique pour certaines passes par manque de visibilité. Par contre, nous avions aussi récupéré des photos satellites offline (Google et Microsoft) et là, le positionnement était exact. Un peu comme quand Google Map sur votre téléphone vous indique exactement où vous êtes dans les rues d'une ville, ca marche tout aussi bien avec les patates de corail ! Dommage que ce type de photos satellites offline ne soit pas plus répandu et plus simple à mettre en oeuvre.

Arrivée matinale à Los Roques poussé par le vent, le courrant et les vagues, l'équipage cherche la passe ... ou ca casse !

4 septembre 2014

Gaz

Ca, c'est la grande énigme du voyage ! Quelle bouteille pour quel pays ? En moyenne, notre conso était d'une bouteille de 13 kilos par mois avec une utilisation régulière du four à gaz pour du pain, des gateaux, pizza ou autres gratins. Nous étions partis avec une grosse bouteille française, mais impossible de l'échanger ou de la recharger en Espagne. Du coup, on a embarqué une bouteille espagnole, avec évidement le nouveau détendeur qui va avec. Mais aux Canaries, aucune des deux n'est échangeable ! Il faut se rendre en voiture à l'usine de Gran Canaria pour recharger ou on nous dit que notre bouteille francaise est trop vieille ...
Au Cap-Vert, encore un nouveau système, mais au moins à Mindelo, on peut tout recharger facilement en allant avec la bouteille française chez Shell et la bouteille espagnol chez Enacol ou l'inverse.
Ca se simplifie aux Antilles où l’on passe souvent en Martinique et Guadeloupe et ou il y a les même bouteille qu’en métropole..
Au Venezuela puis aux ABC, c'est reparti pour l'aventure du gaz !

Formalités

C’est un peu comme avec le gaz, jamais pareil !
Jusqu’au Canaries, nada pour nous autres européens.
Maroc, tout juste amarré au port de Dakhla que six personnes montent à bord, certains en civil, d'autres en uniforme : marine royal, armée de terre, autorités locales, police, douanes, ... en fait on ne sait pas vraiment qui est qui, mais ils notent tous la même chose : les données du passeport et du bateau. Ils sont très accueillants et comme ils sont tous là, les démarches sont bien efficaces ! Mais le départ est plus compliqué … il faut repasser devant la douane, la police, la capitainerie et la marine royale, mais cette fois c’est à nous de les trouver en pleine ville dans des batiments administratifs où on se fait balader !
Cap-Vert, normalement il faut faire l’entrée et la sortie de toutes les iles, mais on a fait juste une entrée à Sal et une sortie à Mindelo. C’est 5 euros l’entrée pour tout le bateau et l’equipage avec une seule personne qui doit se rendre à l’aéroport alors que pour les arrivées en avion le visa coûte 25 euros par tête !
Aux Antilles, il faut encore faire des entrées et sorties partout, mais la Martinique et la Guadeloupe sont très simples avec des formulaires à remplir soi-même en ligne sur les ordinateurs des marinas et à imprimer pour quelques euros.
Antigua/Barbuda sont embettants. Le capitaine (en personne et pas un autre !) doit aller payer les taxes multiples d’entrée et de sortie. Si on peut, autant éviter de faire la sortie, ça fera ça de moins à payer et ce n’est pas génant si on va directement en Guadeloupe ensuite puisque aucun papier de sortie de l’escale précédente ne sera demandé.
Saint-Vincent les grenadines, entrée/sortie relativement simples et payantes. La douane française nous a tout de même tourné autour lors de notre arrivée au Marin en provenance de Saint Vincent connu pour la culture de Marijuana …
Los Roques, taxe de port, de mouillage, du parc à réaliser à Gran Roque … C’est très cher avec le change officiel, mais nettement plus abordable en changeant des dollards sur le marché noir auprès de n’importe quel tenancier de restaurant ou posada. Ok le change dans la rue est passible d’emprisonnement, mais il semble donc que tout le pays doive finir derrière les barreaux !
A Bonaire et Curacao, les formalités sont gratuites, mais tout l’equipage doit se rendre à l’immigration et vu qu’a Curacao il faut y aller en bus et à pied, il vaut mieux être prévenu et prendre toute la marmaille dès le premier voyage !

3 septembre 2014

Visites

Nous avions envie que ce voyage soit un moment de partage. Partage par les videos, le blog, les écoles mais aussi l'accueil de la famille et d’amis à bord. Nous étions au minimum 7 mais le plus souvent 9, 10, 11 voire 15 ! En tout, ce sont 37 personnes qui nous ont rendu visite pour passer 1, 2 semaines ou plus à bord. C'était un peu de contraintes et de logistique pour gérer les arrivées et départs en avion, mais ce fut un plaisir de pouvoir partager un peu cette aventure et de retrouver du monde aux Canaries, Cap-Vert et Antilles. Pour eux, c'est sans doute de bons souvenirs et  pour nous, le voyage s’en est trouvé rythmé. Quelques personnes en plus, et l’ambiance à bord n’est plus la même !
Ces visites nous ont permis aussi d'être ravitallés régulièrement en produits indispensables comme du chocolat, de la charcuterie ou du bon fromage français ! Rien de mieux qu'une tartiflette en short devant les cocotiers. Ils nous ont aussi rapporté quelques objets plus insolites comme un alternateur, un capot de machine à laver, une gazinière, des ailes de kite, du lait de croissance, etc.
Merci donc à : Enora, Laurent, Cyril, Djé, Gaelle, Titouan, Gabin, Romane, Bruno, Régis, Marie, Adèle, Liv, Marc, Michèle, Maya, Jean-Michel, Philippe, Manu, Thomas, Guibon, Mymy, Romane, Grégor, Igor, Marie, Jean, Manon, Alix, Sabine, Luc, Victor, Nico, Pascal, Isa, Arno, Damien. Et désolé pour tout ceux qui aurait bien aimé nous rejoindre mais un catamaran de 39 pieds a hélas un nombre de places limitées ! ;-)



Eau

Un bateau permet une grande autonomie, il faut juste faire régulièrement des recharges en eau et en nourriture. Pour s'éviter la contrainte de l'eau, nous avons opté pour un dessalinisateur. Un " petit " dessal Katadyn Power Survivor 80 qui produit 12L/h et consomme 8A. Il est donc facile à utiliser avec les panneaux solaires et ne nécessite pas de générateur contrairement aux " gros " dessal. Nous le faisons tourner en moyenne 1h par jour et n'utilisons sa production que pour l'eau de consommation et faire la cuisine. Ce dessal est simple et robuste et les gens de chez Compagnie Hydrotechnique (http://www.compagnie-hydrotechnique.fr/) sont très compétents et réactifs pour répondre à toutes nos questions. Son seul défaut est de faire quand même un peu de bruit contrairement à ce qui est indiqué dans la doc : "Fonctionnement très silencieux > pas de pollution sonore" ...
Nous ne prenons jamais de douche d'eau douce à bord, mais l'eau de mer fait très bien l'affaire avec par exemple du savon liquide de la marque Sanex ou des savons spéciaux à la noix de coco (http://www.canola.fr/). Un petit conseil, pour éviter le sel qui reste sur la peau, il suffit de se sécher dans une serviette en sortant de l'eau.


Nous remplissons que très occasionnellement notre reservoir d'eau douce en marina et ne l'utilisons que pour rincer le linge lavé à l'eau de mer dans une machine toute simple mais efficace (CARAD MW100) dont la consommation n’est que de 100 Watts. Elle ne fait que tourner et il faut la remplir d’eau et la vidanger manuellement, mais c’est parfait en bateau ! Nous faisions 2 cycles de 10 minutes avec de l’eau de mer + lessive puis un bain prolongé dans la mer dans un filet pour rincer le tout et pour finir un nouveau cycle de 10min à l’eau douce en essorant avant et apres l’eau douce pour limiter la quantité de sel dans les vêtements. C’était trés suffisant pour les draps, les serviettes, les habits et même les couches lavables !


2 septembre 2014

Destinations

- Baléares : Ces îles nous ont plu pour l'escalade avec des spots de grimpe à fleur d'eau, ainsi que pour quelques longues voies.




- Espagne : Très beau mouillage vers le Cabo de Gata. Nous n'avons fait que passer.

- Canaries : Graciosa s'est révélée être la perle du début de voyage. Après coup, nous y serions bien restés plus longtemps, mais nous étions trop curieux de voir la suite ! Plage et mouillage paradisiaques, rencontre avec d’autres bateaux de voyage, possibilités de kite, surf, parapente, balade sur le volcan, petit village à quelques kilomètres.





Un peu plus au sud, Lobos, en face de Corralejo, n'est pas mal non plus, mais le mouillage y est moins confortable et plus éloigné de la plage.






- Maroc : Nous avons tenté d'aller en bateau dans la lagune de Dakhla, mais ce fut un échec administratif et nous sommes restés " prisonniers " d'un port de pêche un peu lugubre même si la ville de Dakhla est assez typique. Nous nous sommes rattrapés en explorant clandestinement plus au Sud et en trouvant un endroit magique pour le kite dans la baie de Cintra (voir l'épisode 3 en vidéo).



- Cap-vert : nous y avons passé 3 mois, essentiellement à Sal et Boa Vista, puis un peu les îles du Nord. Globalement, les îles du Cap-vert sont assez hostiles pour le cabotage. Il y a beaucoup de vent, très souvent plus de 30 noeuds et même des rafales à 50/60 noeuds entres les îles ou sous le vent des îles. Il y a très peu d'abris naturels. Les vagues du vent venant de l'Est et la houle atlantique venant de l'Ouest, il y a peu de mouillages abrités et les débarquements en annexe ou à la nage sont très sportifs !



Le navigateur de passage n'y fera donc sans doute qu'une courte escale avant de traverser l'Atlantique et de trouver le confort des Antilles.
Nous sommes restés si longtemps au Cap-Vert justement pour les conditions de vagues et de vent exceptionnelles. La côte Ouest de l’île de Sal, bien que désertique et dépourvue d'intérêt touristique regorge de vagues extraordinaires à coté desquelles il est possible de mouiller dans un confort relatif (vent offshore et houle longue période donc relativement calme).



Les îles du Nord sont sympa pour la rando et le tourisme, mais il n'est pas toujours évident de laisser un bateau seul au mouillage.



- Antilles : Après des mois au Cap-vert et une transat, cela nous a paru simple, confortable, calme, reposant ... C'est vraiment le paradis de la navigation. Beaucoup d'îles et de belles plages, de l'eau chaude pour les enfants, des côtes sous le vent très abritées, des côtes au vent protégées par des barrières de corail. Des marinas, des supermarchés, des médiathèques, ...
Nos coup de coeurs sont Spanish point à Barbuda, les îlets à Caret, à Fajou et du Gosier en Guadeloupe, ainsi que la côte Est de la Martinique.





- Venezuela : Nous hésitions pour les pirates et les formalités. Finalement, tout s'est révélé simple, pas cher et surtout somptueux. Nous sommes restés dans les îles du large pour éviter la criminalité près du continent. La Blanquilla est très bien pour une petite pause de 2-3 jours avec une visite à pied ou en annexe de la Baie de l'Américain, pas de formalités d'entrée mais une fouille complète du bateau par la Guarda Costa. Los Roques, puis les Avez, sont sans doute les endroits les plus beaux du voyage. Des barrières de corail magnifiques, des ilets partout, une alternance de couleurs de l'eau, très sombre et très claire, des plages splendides, des mangroves remplies d'oiseaux, des fonds magnifiques plein de poissons, du vent et des spots de kite partout.





- Bonaire et Curacao : Sans grand intérêt en bateau du fait de la règlementation des mouillages, mais utile pour l’avitaillement et les aéroports avec des vols directs vers l’Europe.




1 septembre 2014

Quelques impressions sur le voyage

Nous avons profité des dernières semaines à bord pour faire une sorte de retour d'expérience sur le voyage. Nous abordons différents sujets qui pourront interesser les futurs navigateurs ou qui satisferont juste la curiosité du lecteur. Plusieurs messages thématiques seront donc postés ces jours-ci..

On commence par un retour en vidéo sur l'année écoulée, un mix de tous les épisodes de Samaya ! S'il ne fallait en voir qu'une, ce serait donc celle-ci ...


6 août 2014

Retour en France

Ca y est la coque babord a quitté le navire ! Malgré les copains qui nous avaient déjà ramené un parapente, un surf, une trotinette et quelques sac, il nous restait encore 150kg de bagages ... mais initialement le retour était prévu en bateau !

Curacao

Amsterdam

Paris
Mona : "Ha c'est ça la France, bizarre, y'a pas la plage"

Montpellier
Mona qui ne reconnait pas l'immeuble ...

... mais par contre l'appartement ca elle connait !
Le retour en 24 heures fut nettement plus rapide que l'aller qui nous a pris 11 mois ! Une bonne grosse douche d'eau douce et un lit bien sec qui ne bouge pas, voila les grosses envies du retour...
A bord, c'est maintenant Igor qui a repris la culotte du capitaine et qui profite du bateau pendant le mois d'aout, avant le retour de Gireg, Libéra, Eole et Maïwenn en septembre.

5 août 2014

Kite Family

Voilà un site qui fait la promotion du kite en famille ... Belle initiative !
Cela correspond bien à notre voyage et cela fait plaisir de voir ce genre de média.

Après quelques échanges ils publient un article sur Samaya, mais on vous invite aussi à aller voir les autres pages.

http://www.kite-family.com/samaya-grand-large-et-kitesurf-en-famille-croisiere-enfants-gireg-devernay/


1 août 2014

Curacao nous revoila !

Après 11 mois à bourlinguer sur les flots, ca y est nous venons d'effectuer la dernière navigation du voyage. Retour tranquille grand largue depuis les Aves avec une petite pause matinale pour nager avec les tortues de "Klein Curacao".

Les Aves où on vient de passer 10 jours sont 2 atolls composés de petites îles et bancs de sable protégés par une barrière de corail. Dans le 1er atoll, la Guarda Costa locale ne nous a autorisé à rester que 48h, du coup on est allé se planquer dans le 2ème (les Aves au vent) à trop grande distance du camp de base des gardes qui se déplacent en barque de pêche. Ce coup-ci, on n'a pas eu de visite et on a pu faire les Robinson Crusoé pendant une petite semaine.

Kite presque tous les jours pour Arno et Pascal.


Isa a rempli de belles couleurs son carnet d'aquarelle.


Damien nous a nourri de poissons et langoustes presque tous les jours !




Ca y est, Damien est sur le point de reprendre son avion et demain, c'est le tour de Pascal, Isa et Arno.